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Impression et numérisation / / 6 min

Le pare-feu, gardien discret de vos équipements connectés

Un pare-feu est un mécanisme matériel ou logiciel qui contrôle les communications entre un appareil, un réseau local et Internet. Il applique des règles afin d’autoriser les flux légitimes et de bloquer les connexions non sollicitées ou risquées. Dans un environnement d’impression et de numérisation, il protège autant les postes de travail que les imprimantes multifonctions, souvent reliées au réseau. Cet article explique son fonctionnement, les différences entre les principales solutions, les protocoles utiles à surveiller, une méthode de paramétrage prudente et les erreurs qui compromettent la sécurité ou la disponibilité des services d’impression.

Un pare-feu, ou firewall, est un dispositif de sécurité qui surveille et filtre les échanges de données entre un ordinateur, un réseau local et d’autres réseaux, notamment Internet. Son principe est simple : il examine les connexions selon des règles définies et décide de les autoriser, de les refuser ou de les journaliser. Dans un bureau comme à domicile, cette protection concerne aussi les imprimantes, les scanners et les appareils multifonctions connectés au Wi-Fi ou au réseau Ethernet.

À quoi sert un pare-feu ?

Un réseau n’est pas seulement exposé lorsqu’un utilisateur consulte un site web. Chaque appareil connecté peut recevoir ou émettre des communications. Sans filtrage, un service activé par erreur, un logiciel malveillant ou une tentative d’accès externe peut exploiter cette exposition. Le pare-feu réduit cette surface d’attaque en limitant les échanges au strict nécessaire.

Il peut notamment bloquer les connexions entrantes non demandées, empêcher une application inconnue de joindre Internet, isoler un appareil invité du réseau professionnel et conserver des journaux utiles lors d’un incident. Il ne remplace toutefois ni les mises à jour, ni un antivirus, ni des mots de passe robustes.

Un pare-feu efficace ne consiste pas à tout bloquer : il applique le principe du moindre privilège, en n’autorisant que les communications nécessaires, depuis les sources prévues et pour un usage identifié.

Comment fonctionne le filtrage réseau ?

Le pare-feu analyse des caractéristiques techniques d’une communication : adresse IP source et destination, protocole utilisé, numéro de port, sens du trafic et, pour certains équipements avancés, état de la session ou contenu applicatif. Une règle peut par exemple autoriser un poste du réseau local à envoyer un travail vers une imprimante, tout en refusant toute demande provenant d’Internet vers cette même imprimante.

Flux entrants et flux sortants

Les flux entrants arrivent sur l’appareil ou le réseau protégé. Ils sont généralement les plus restrictifs, car ils peuvent correspondre à une tentative d’accès non sollicitée. Les flux sortants partent de l’équipement vers un autre service : navigation web, envoi d’un document numérisé vers un serveur, mise à jour du micrologiciel ou connexion à un service cloud.

Un pare-feu à état, très courant sur les routeurs et systèmes modernes, suit les connexions déjà établies. Ainsi, lorsqu’un poste ouvre une session légitime vers un site web, les réponses associées sont acceptées sans qu’il faille créer une règle trop large.

Les principales formes de pare-feu

Le niveau de protection dépend de l’emplacement du pare-feu et de ses fonctions. Plusieurs solutions peuvent être utilisées simultanément : le routeur protège le périmètre du réseau, tandis que chaque ordinateur conserve son propre filtrage.

Type de pare-feuEmplacementUsage principalPoint d’attention
LogicielOrdinateur ou serveurContrôler les applications et services de chaque posteDoit rester activé sur les réseaux publics
Matériel ou routeurÀ la frontière du réseau localFiltrer les accès entre Internet et le réseau interneLe micrologiciel doit être mis à jour
Appliance professionnelleRéseau d’entrepriseSegmentation, VPN, inspection avancée et journalisationExige une administration compétente
Pare-feu applicatifDevant une application ou un service webProtéger des requêtes HTTP/HTTPS spécifiquesNe remplace pas le filtrage réseau général

Pourquoi l’impression et la numérisation sont concernées

Une imprimante multifonction actuelle est un équipement informatique à part entière : interface web d’administration, partage réseau, carnet d’adresses, stockage temporaire de documents et fonctions de numérisation vers courriel, dossier partagé ou cloud. Si elle est mal configurée, elle peut devenir un point d’entrée dans le réseau ou exposer des documents confidentiels.

Les fonctions à protéger en priorité sont les suivantes :

  • l’interface d’administration web de l’imprimante ;
  • les protocoles d’impression réseau, tels qu’IPP/IPPS, LPD ou le port TCP 9100 ;
  • la numérisation vers un dossier partagé, souvent fondée sur SMB ;
  • l’envoi de courriels par SMTP et l’accès aux annuaires ;
  • les services de découverte réseau, à limiter au réseau local lorsque cela est possible.

Il est rarement pertinent d’exposer une imprimante directement sur Internet. L’impression à distance doit plutôt passer par un accès VPN, une solution d’impression gérée reconnue ou un relais sécurisé configuré par l’organisation.

Régler un pare-feu sans interrompre les services

Avant de modifier une règle, identifiez précisément le besoin : quels appareils communiquent, dans quel sens, avec quel protocole et sur quel réseau ? Autoriser « tout le réseau » ou désactiver temporairement le pare-feu pour résoudre une panne crée souvent une faiblesse durable.

Méthode de configuration progressive

  1. Inventoriez les équipements concernés, leurs adresses IP ou réservations DHCP et leurs fonctions actives.
  2. Consultez la documentation du fabricant pour connaître les protocoles réellement nécessaires.
  3. Créez une règle ciblée : source limitée, destination précise, port requis et protocole adapté.
  4. Testez l’impression, la numérisation et l’administration depuis les postes autorisés.
  5. Vérifiez les journaux du pare-feu pour repérer les refus légitimes ou inhabituels.
  6. Documentez la règle, son objectif et la personne responsable de sa révision.

Sous Windows, le pare-feu intégré se gère notamment depuis Sécurité Windows, puis Pare-feu et protection du réseau. Lorsqu’un logiciel d’impression demande une autorisation, vérifiez son éditeur et limitez, si l’interface le propose, l’accès aux réseaux privés plutôt qu’aux réseaux publics. Dans un environnement administré, les règles doivent de préférence être déployées de manière centralisée.

Bonnes pratiques pour un réseau d’impression plus sûr

La sécurité ne dépend pas d’une seule règle. Commencez par changer les identifiants administrateur par défaut de l’imprimante, désactivez les services inutilisés et installez les mises à jour du fabricant. Utilisez le chiffrement lorsque l’appareil le prend en charge : IPPS pour l’impression, HTTPS pour l’administration et SMTP avec TLS pour l’envoi de numérisations.

Dans une petite entreprise, séparer les objets connectés et les imprimantes du réseau des postes de travail peut également limiter les conséquences d’un incident. Une segmentation par VLAN, complétée par des règles explicites entre segments, évite qu’un appareil compromis puisse dialoguer librement avec toutes les machines.

  • N’autorisez l’administration de l’imprimante que depuis les postes d’administration.
  • Préférez les adresses IP réservées afin de rendre les règles stables et lisibles.
  • Supprimez les règles temporaires après un dépannage.
  • Examinez régulièrement les journaux et les appareils inconnus sur le réseau.
  • Sauvegardez la configuration de l’équipement avant toute modification importante.

Limites et erreurs fréquentes

Un pare-feu ne détecte pas tous les fichiers malveillants et ne corrige pas une faille dans le micrologiciel d’une imprimante. Il ne protège pas non plus un utilisateur qui transmet volontairement ses identifiants à la suite d’un hameçonnage. Sa fonction est de contrôler les communications, non de garantir à lui seul la sécurité globale.

Les erreurs les plus courantes sont la désactivation permanente du filtrage, l’ouverture de ports vers Internet sans besoin avéré, l’emploi de règles trop générales et l’oubli des mises à jour. À l’inverse, un filtrage excessif peut empêcher la numérisation vers un dossier, l’installation d’un pilote ou les mises à jour de sécurité. L’objectif est donc un compromis documenté entre disponibilité et protection.

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À propos de l'auteur

Stefano BarcellosEditor jefe

Periodista y editor. Escribe sobre tecnología, cultura y vida cotidiana desde hace más de una década.